En string au Sénat
dans la rubrique : Dans l'actualité - A la TV
par okimmel le, 19-05-2005
Bonjour,
vous trouverez ci dessous la lettre ouverte que j'ai adressée aux senateurs. Dans l'hemicycle, vetu de mon string tricolore du plus bel effet, j'ai chanté sur l'air de "c'est à boire à boire à boire":
refrain: "c'est le non, le non, le non; c'est le non qui va gagner"
"contre le liberalisme"
"contre la technocratie"
"yen a plus un qui rigole, quand il faut vider les urnes"
puis j'ai scandé: "on n'est pas des moutons et encore moins des moutons noirs!!"
j'ai alors été porté en triomphe par les huissiers qui m'ont emmené vers la sortie des artistes sous les eclats de rire de l'ensemble des senateurs et le regard medusé de Christian Poncelet.
Bien cordialement,
Olivier KIMMEL
Paris, le 12/05/2005
Christian PONCELET
Président du Sénat
Mesdames & Messieurs les sénateurs
Mesdames & Messieurs les sénateurs, Monsieur le président,
Je vous prie tout d'abord d'excuser cette irruption brutale ayant interrompu votre séance parlementaire. Considérant que le débat sur le traité établissant une constitution pour l'Europe était inégal, j'ai pensé que cette action illustrait bien un combat rappelant celui de David contre Goliath.
Je suis venu dénoncer dans votre assemblée les dérives de la campagne référendaire. En effet, le CSA ne comptabilise pas le temps de parole de l’ensemble de nos élites politiques sous couvert d'une coutume qui n'a aucun fondement ni juridique ni institutionnel. De plus, le Parlement européen a décidé de financer la campagne pour le oui alors que la plus élémentaire des règles démocratiques voudrait qu'il reste neutre dans ce débat puisqu'il ne peut bien sûr pas s’exprimer en toute indépendance sur la question. J'attire aussi votre attention sur le fait que le document joint à l'exemplaire de la constitution envoyée à l'ensemble des électeurs français est un plaidoyer pour le oui.
Dans ces conditions, pensez-vous vraiment que nos élites nous donnent envie de croire en la démocratie ?
Je vous remercie de votre compréhension vous prie d’agréer, Mesdames & Messieurs les sénateurs, Monsieur le président, l’expression de ma très haute considération.


